aujols-Laffont

La Luciline, qu'es aco ?

 

Tout est à étudier dans la presse ancienne, même et surtout la publicité, que l'on nommait alors « réclame ». La plupart, en Ariège, étaient illettrés et ne pouvaient donc pas déchiffrer les articles mais la réclame était parfois illustrée ! Et donc, s'ils mettaient la main sur un journal, par hasard, sans dépenser un sou, à la foire ou au marché, c'est sûrement ce qu'ils regardaient en premier. Pour s'en persuader, il suffit de penser au succès des « images d'Epinal » (ancêtres de nos BD?) qui furent un succès pour les colporteurs.

 

Mais les industriels de l'époque ne l'avait pas encore compris et ne s'adressaient qu'à une élite assez fortunée pour acheter leur produit :

 

Luciline 2.PNG 

                                                                                   (L'Ariégeois du 12-12-1863)

 

Lisez et relisez ! Par rapport à tous les éclairages existants, n'est-ce pas un progrès majeur ? L'huile fume, celle d'olive moins (c'est pourquoi on l'emploie dans les mines, à Rancié) mais une flamme présente toujours un danger dans un caleilh ; la bougie est chère et éclaire peu... le gaz, dans la vallée, est inconnu. Alors, c'est un miracle, ce carburant qui procure « un éclairage brillant » !

On en revient à ma question première après avoir découvert cette réclame ! Quelques clics et voilà ; je pense que c'est le « pétrole lampant ». Le règne des lampes à pétrole va peu à peu remplacer celui des lampes à huile.

Clics encore et l'inventeur apparaît : Alfred Guérard crée en 1868, une raffinerie de pétrole à Rouen qu'il dénomme « La Luciline » et dépose un brevet, « il destine sa production à l'éclairage puis très vite au chauffage » (Wikipédia)

J'ai noté, comme vous, je suppose, le problème de dates, la publicité dans « L'Ariégeois » date de 1863 et la raffinerie de 1868...Une production plus artisanale a dû précéder la création de l'usine mais la réclame a provoqué le succès.

 

En plus des réclames dans la presse, il imprime des buvards, un moyen idéal pour distribuer sa publicité dans tous les foyers qui scolarisent leurs enfants :

 

liciline pub sur buvard.PNG

 

Que ceux de ma génération qui ont connu les plumes « sergent major » et les buvards publicitaires lèvent la main ; ou plutôt mettent un message !

 

Pour moi, drôle de coïncidence ! Je l'avoue, mes racines ne sont pas qu'Ariégeoises mais aussi Normandes (et Picardes) !!! Décidemment, ces deux provinces s'invitent même dans mes recherches ! Actuellement, il existe à Rouen, un « éco-quartier » à peine sorti de terre qui s'appelle La Luciline ! Incroyable ? Non !!!



13/01/2017
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