aujols-Laffont

L comme Labour

Au milieu du XIX° siècle, au moment où L'Ariège est surpeuplée, chaque terre est mise en culture même petite, même au sol pauvre, même pentue. Il faut produire pour éviter la disette mais les conditions de mise en culture sont extrêmement difficiles : pour les champs pentus, il faut construire des murettes de pierres sèches pour éviter le ravinement et remonter, tous les ans, la terre qui a glissé à dos d'homme. Le fumier, indispensable puisque les terres ariégeoises ne connaissent pas la jachère ou l'assolement et produisent (peu) mais chaque année, est lui aussi monté à dos d'homme... un travail de forçat mais il n'y a pas d'autre choix !

 

Maintenant comment labourer ces terres difficiles ?

labour.PNG

  

Un attelage de bœufs est impossible, là, on voit bien que le terrain est à peine vallonné !

Les ânes peuvent aider mais dans certains terrains, il ne reste comme solution que l'homme et la houe... Si le terrain est très en pente, les laboureurs et faucheurs se sécurisent en s'encordant à un arbre ou un rocher !

Ces terres ingrates seront les premières abandonnées après la vague d'émigration qui commence à se dessiner.

Mais la nature du sol, en montagne ne permettra pas l'emploi de la charrue qui retourne les riches terres du Nord !

 

Ici, on en reste à l'araire, initialement toute en bois, plus tard perfectionnée grâce à un soc en fer

 

DSCN2847 araire.JPG
                                                                                    
(Musée de Niaux)

 

Si l'on regarde la photo ancienne, au dessus, elle semble tractée par un mulet ou un âne.

Ces outils ne permettent pas un labour profond mais la couche de terre fertile, en montagne, n'est pas épaisse, ils conviennent donc parfaitement même s'ils imposent au paysan un rude labeur. 



13/06/2017
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