aujols-Laffont

Le système métrique, avancée ou casse-tête ?

Chaque province, voire chaque ville avait, sous l'Ancien Régime, sa propre métrologie et les unités de surface, de longueur, de capacité etc pouvaient varier d'un terroir à l'autre. Mais dans des vallées isolées comme celles des Pyrénées, cela ne gênait personne que ceux de Toulouse ou de Montpellier ne calculent pas comme eux, le commerce n'était pas si intense que cela puisse poser problème... Seulement le système métrique s'imposa et cela donna lieu à des situations cocasses dans les actes notariés !

Auparavant les linceuls (draps) constituant une part des dottalices se mesuraient en cannes et voici en 1824 ce que le notaire écrit :

syst métrique dans dot 8-1-1824  AD 09 2012.PNG

" six linceuls de trois mètres six cent douze millimètres ou de deux cannes chacun ancienne mesure de toile commune de maison..." (du 8/1/1824)

Pauvre notaire qui, avant l'invention de la calculatrice a dû convertir les cannes en mètres et millimètres, d'autant que les draps n'avaient pas tous les mêmes dimensions, ceux destinés à entourer le lit étaient plus longs :

syst métrique dans dot 10-2-1824  AD 09 2012.PNG

" un linceul de six mètres trois cent vingt et un millimètres, ou de trois cannes et demie" ( du 10/2/1824)

Acte officiel oblige, il fallait intégrer le système métrique mais, sans nul doute, il dut être plus long à s'imposer sur les marchés et dans la vie courante. La population n'étant pas lettrée dans sa grande majorité a continué à mesurer les grains en setiers et les surfaces en perche carrées !



23/09/2015
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