aujols-Laffont

11 Novembre 2018, le centenaire


Beaucoup ont choisi ce thème pour leur Challenge, je l'ai volontairement  évité, d'une part parce que j'avais déjà publié publié plusieurs billets cf les Laffont del Cardaÿre dans la grande guerre (4 billets) et G comme Grande Guerre sur mon cousin Mathieu Faux, prisonnier de guerre, d'autre part parce que mes documents sur cette période ne concernaient que mes autres branches Normandes ou Picardes.

 

Par contre , je ne peux pas ignorer ce jour « béni » où le clairon sonna le cessez-le-feu ; parfois quelques minutes trop tard pour épargner la vie d'un soldat...

Ma branche paternelle est Picarde et durant mes séjours dans l'Aisne, j'ai pu visiter tous les sites et musées consacrés à la Grande Guerre : le « nid » des Hocry, famille de sabotiers, est clairement implanté au Mont Notre Dame depuis les années 1670... Mais cette bourgade est à moins de 5km du tristement célèbre « Chemin des Dames » et à moins de 10 km de Craonne ! Son église fut bombardée et entièrement détruite en 1918 après que le Kaiser y soit venu faire un tour

 

église du Mont Notre Dame 2 001 réduite.jpg

 

Lors de mes séjours généalogiques, je campais à Vaisly sur Aisne et sur ma "route de découverte du pays", je rencontrais quotidiennement des toponymes synonymes de combats acharnés : le Moulin de la Faux, la Caverne du Dragon et bien sûr le plateau de Craonne. En 2008, je fus très étonnée de voir la route du chemin des Dames bordée de fleurs bleues sur toute sa longueur : les agriculteurs avaient sacrifié une large bande de 10 mètres environ pour semer des bleuets en souvenir des Poilus ! 

C'est sans doute durant ces séjours que j'ai pris conscience de l'horreur de cette guerre ; depuis je photographie systématiquement tous les noms des Monuments aux Morts au Nord comme au Sud.

 

Dans ce billet, je ne prendrai qu'un exemple, celui de la commune du Port : 67 noms inscrits sur le granit avec les sobriquets, ce qui n'est pas courant, la gravure est onéreuse !

 

L'Annuaire de L'Ariège de 1914, nous décrit la commune du Port (créée en 1851 à la suite de la partition de la gigantesque commune de Massat ; pour les généalogistes : les BMS sont à Massat et les NMD aussi avant 1851, pour Biert aussi!)

 

Voici la présentation de la commune dans l'Annuaire de l'Ariège de 1914 :

 

Le Port annuaire 1914.PNG

 

 

Le monument situé à l'angle de l'église est sobre :

 

Monument aux Morts lePort.0PNG.PNG

 

 Mais 69 jeunes hommes ne reviendront pas, voici leurs patronymes et sobriquets :

 

Monument aux Morts lePort1.PNG

Monument aux Morts lePort.PNG

 

Monument aux Morts lePort2.PNG


Un cataclysme dans une si petite commune ! Et combien reviendront défigurés, handicapés ou traumatisés ou resteront en vie mais internés dans des asiles psychiatriques ! Avez-vous regardé l'émission "Quand la Première Guerre mondiale rend fou" sur FR3 le 8 Novembre dernier ? Terrifiant, j'ai noté quelques phrases :

" Ces fous, il fallait les cacher, les dissimuler"... "Ils étaient des blessés sans blessure, les jambes ne portent plus, ils tremblent, ils ont des tics..." , "pour garder le moral, les Français ne doivent pas savoir ...les médecins ne comprennent pas" Quelques extraits seulement (j'ai pris 2 pages de notes) et tout était aussi affligeant.

 

Sur le problème des sobriquets des Poilus lisez aussi les fiches de Mémoire des Hommes et l'Ariège

 



11/11/2018
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